C'est la France !
Dès vendredi 3 avril au soir, alors que le Conseil d'Etat saisi d'un pourvoi par la SOLIDEO contre la décision du tribunal administratif de Marseille qui nous avait donné raison, la SOLIDEO et le COJOP communiquaient leur satisfaction concernant la décision du CE.
En résumé : c'est une bonne nouvelle que les populations ne soient pas informées et n'aient pas accès au processus décisionnel pour les projets impactant leur environnement, et ce en contradiction avec les dispositions de notre constitution et de la Convention d'Aarhus.
Une bonne nouvelle ? Evidemment que non !
Au-delà des seuls JOP 2030, cette décision est un très mauvais signal pour la démocratie environnementale et pour notre Etat de droit qui en sort considérablement affaibli.
Mais revenons sur les motifs de la décision du Conseil d’Etat :
Le Conseil d’État a jugé que le juge des référés du tribunal administratif de Marseille avait commis une erreur de droit, en considérant que tous les travaux, ouvrages et aménagements liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 formaient un seul et même projet en relevant qu’ils étaient tous destinés à honorer les engagements prévus par le « contrat hôte olympique » (CHO). Le Conseil d’État a relevé qu’en raison de leur diversité et de leur éloignement géographique, ces différents travaux ne peuvent pas être considérés comme formant un seul et même projet.
Cette position questionne car pour déterminer le caractère unique d’un projet, le juge applique une méthode fondée sur un faisceau d’indices non cumulatifs, comprenant notamment la proximité géographique et temporelle, les interactions entre les composantes, leur objet et leur nature.
Ainsi le projet doit donc être appréhendé comme l’ensemble des opérations ou travaux nécessaires pour le réaliser et atteindre l’objectif poursuivi. Il s’agit des travaux, installations, ouvrages ou autres qui, sans le projet, ne seraient pas réalisés ou ne pourraient remplir le rôle pour lequel ils sont réalisés.
Au cours de la procédure, nous avons largement pu rapporter la preuve de l’existence d’un projet unique. Des projets identifiés s’inscrivant dans une même finalité, l’accueil des JOP2030 et leur réalisation spécifiquement prévue pour l’échéance 2030. Un engagement contractuel unique par le CHO avec une obligation unique de livrer les jeux, une loi spécifique pour l’organisation des jeux. Les critères de but et proximité temporelle étaient donc parfaitement remplis
Le critère de proximité spatiale invoqué par le Conseil d’ État n’a en tout état de cause pas spécifiquement à être rempli dans le cadre d’un faisceau d’indices et non de conditions cumulatives pour définir la notion et le périmètre d’un projet.
On se demande par ailleurs pourquoi le Conseil d’État n’a pas considéré qu’il s’agissait d’un projet unique, alors que de nombreuses évaluations unique, globale, ont été commandées, réalisées par les organisateurs des jeux eux même : étude d’impact économique, environnementale et sociale des JOP2030 par le CNOSF, rapport de septembre 2024 par l’inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD), rapport de janvier 2025 sur l’impact environnemental de l’évènement de l’IGEDD. On se demande pourquoi ces rapports et études n’ont jamais été publiés ???
La loi relative à l’organisation des JOP2030 prévoit d’ailleurs un rapport d’évaluation environnementale globale des jeux par le COJOP, mais il n’existe pas de « projet unique »...
Le Conseil d’État aurait donc parfaitement pu juger le contraire au regard de ces nombreux éléments.
Cette décision vient donner un coup d’accélérateur au démantèlement de la démocratie environnementale, en s’essuyant les pieds au passage sur l’esprit de la convention d’Aarhus dont le Comité de vérification n’est absolument pas tenu par les décisions du Conseil d’Etat. Le débat reste ouvert devant l’ONU, qui dira si dans cette affaire la France a respecté ses obligations internationales en matière de démocratie environnementale. Le Gouvernement doit répondre d’ici le 24 avril prochain.
Nous rappelons que si la France a obtenu ces Jeux de 2030, c’est parce que sa représentation nationale s’est engagée dès l’origine auprès du CIO, à ne jamais consulter la population, contrairement aux deux autres pays candidats, dont les candidatures ont été écartées dès 2023. La décision du Conseil d’État vient donc permettre de tenir cette promesse dans un contexte où de nombreuses villes ou pays ont renoncé à candidater sous la pression de leur opinion publique, les jeux ayant rarement prouvé leur rentabilité économique.
Ne pas consulter la population pour un projet dont l’intérêt général n’a jamais été débattu ni argumenté et dont les impacts seront lourds de conséquence sur les aspects environnementaux, sociaux, économiques et financiers contrevient au sens même que revêt la démocratie environnementale : les populations qui subissent les impacts doivent se voir garantir la possibilité d’être informés et de participer au processus décisionnel, tant qu’il est possible de renoncer au projet.
C’est le sens de notre charte de l’environnement et de la Convention d’Aarhus. Ces jeux constituent un projet porté par une poignée de personnes et exclusivement voué à soutenir un modèle économique induisant un ensemble d’effets délétères pointés régulièrement par les chambres et cour des comptes et allant à l’encontre d’une bifurcation urgente des territoires de montagne.
Tous les organismes internationaux, tous les rapports financiers pointent dans la direction opposée de ces jeux. Ce projet est donc confiscatoire de nos deniers publics et de l’avenir de nos territoires.
Nous dénonçons le scandale démocratique consistant à museler délibérément les citoyens concernés en leur interdisant de peser directement sur les orientations qui définiront leur avenir et celui de leur descendance pour des décennies.
Au-delà des JOP 2030, la décision du Conseil d’Etat affaiblit un droit de l’environnement mis à mal depuis des années, alors que tous les scientifiques ne cessent de rappeler l’urgence climatique et environnementale.
Cette décision affaiblit surtout l’Etat de droit, en se soumettant totalement aux exigences d’une association privée de droit suisse qui prévaut donc sur la démocratie participative, sur notre constitution et sur les conventions internationales.
Les mesurettes proposées par les porteurs du projet et labellisées « mesures de concertation », ne seront que de pure forme, elles ne sont qu’une illusion encore savamment entretenue : elles ne permettent pas de discuter des alternatives possibles au mépris de la Convention d’Aarhus. Le respect du droit et de l’Etat de droit ne saurait être mis sous le tapis pour le bénéfice des quelques profiteurs des jeux.
On ne peut que se demander pourquoi les porteurs du projet ont si peur de consulter la population en amont si, comme ils l’affirment haut et fort, ce projet ne peut que recueillir l’assentiment d’une large majorité parce qu’il possède toutes les vertus ?
Le message est clair : les citoyens n’ont pas à choisir, les citoyens ont juste à payer et regarder les jeux grever l’avenir de leurs territoires dans un contexte de changement climatique. Si le message est clair il n’en est pas moins effrayant. Quand les garde-fous sautent, il y a le risque qu’il ne reste plus que les fous, la situation actuelle mondiale nous le démontre

🥳 Au moment où commencent les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2026 dans les Alpes Italiennes, voilà que sort un petit livre, intitulé "bienvenue à Olympicsou". 💲
Ce livre éclaire avec brio les enjeux de cet évènement sportif gourmand en argent public et ouvre le capot de la machine olympique. 😄
Une lecture indispensable pour comprendre ce qui se joue en coulisses de ce projet et ce que cela signifie pour les habitant.es des territoires de montagne.
Et cerise sur le gâteau, la préface est de Monique Pinçon-Charlot 🥰
L'intégralité des droits de l'autrice sera reversée à nos actions en justice pour que le droit et la démocratie environnementale soient enfin respectés ! 🌍
Parce que Marion Ogier et Jérôme Graefe font un super travail qui nous a déjà permis des victoires devant le Comité d'Aarhus en novembre dernier et tout récemment devant le Tribunal Administratif de Marseille, l'autrice leur doit bien cela ❤️🔥
Delphine Larat - préface Monique Pinçon-Charlot

Mois de février chargé pour le Collectif Citoyen JOP 2030 !
🚣🏼♂️ Alors que le COJOP rame sérieusement avec la démission consécutive de la directrice des opérations, de deux directeurs de la sécurité, du responsable des partenariats, du directeur de la communication, du directeur du comité des rémunérations et du directeur général, le Collectif Citoyen a fêté les Jeux Olympiques de Milan Cortina à sa manière :
Au vu des boulets financiers et environnementaux que les habitants des territoires impactés vont devoir se trainer pendant des années à cause des jeux olympiques, le Collectif a décidé d’en faire ses emblèmes déclinés sur le drapeau olympicsou avec ses 5 boulets et avec ses mascottes très tendances 😋
⚖️ Côté actions en justice, pour rappel, le tribunal administratif de Marseille a rendu une ordonnance de référé le 26 janvier dernier condamnant la SOLIDEO à procéder SANS DELAI à toute formalité nécessaire à l’organisation d’un débat public.
En effet, le tribunal a jugé, conformément à nos demandes que :
Au lieu de déférer à l’ordonnance qui est pourtant exécutoire tout de suite, la SOLIDEO a décidé de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. 🤦🏼♀️
Nous ne nous laissons pas abattre ! Nous avons initié, avec nos co-requérants un pourvoi incident devant le Conseil d’Etat.
Une fois de plus, nos avocats Marion Ogier, Jérôme Graefe, accompagnés de Me Mathonnet, avocat aux Conseils, sont mobilisés pour cette nouvelle procédure.
Malgré leur très grande implication à nos côtés, leur travail a un coût. Nous relançons donc une campagne de levée de fonds pour cette nouvelle procédure, qui pourrait être décisive pour la suite du projet JOP 2030 si le Conseil d’Etat suit nos arguments qui sont solides. 👨🏼⚖️
Nous sommes néanmoins conscients que ce dossier est très politique et que les seuls arguments de droit risquent de ne pas être suffisants 😬.
Audience prévue le 16 mars 2026 devant le Conseil d'Etat

⛷️ Jeux Olympiques 2030 vers la fin du déni démocratique❓
Marion Ogier, et Jérôme Graefe nos avocats viennent d'obtenir en justice que des mesures soient prises par Solideo Alpes 2030 pour permettre un débat public. 💬
🏔️ Depuis le début de l'organisation des jeux, de la décision de candidater jusqu'à ce jour, aucune mesure de participation du public concerné n'a été mise en oeuvre.
⚖️ Ce 26 janvier 2026, TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MARSEILLE a fait droit à nos demandes en enjoignant à la Solideo, pour les projets pour lesquels il est susceptible d’assurer la maîtrise d’ouvrage, dans le cadre de la préparation des JOP2030, d’assurer la publicité prévue par l’article R. 121-2 du code de l'environnement, en mentionnant les objectifs et caractéristiques essentielles des ouvrages et en indiquant sa décision de saisir ou de ne pas saisir la Commission nationale du débat public, relativement à la décision de réaliser ces ouvrages.
✌ Nouvelle étape franchie pour faire respecter un des piliers de la démocratie environnementale : le droit du public de participer aux décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement.
Que retenir de cette ordonnance❓
👉 les ouvrages devant être réalisés dans les Alpes s’inscrivent dans 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 qui concerne l’ensemble du pays. Les conséquences liées à la réalisation des ouvrages doivent donc être regardées comme affectant l’ensemble des Alpes françaises.
👉 le juge reconnait l'intérêt à agirde citoyens pour demander au TA d'enjoindre à la saisine de la CNDP dès lors qu'ils font valoir un intérêt direct et certain, résultant de leur lieu de résidence, au regard des risques d'atteintes à l'environnement résultant de la réalisation des ouvrage.
👉 le juge interprète 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝐋. 𝟏𝟐𝟏-𝟖 𝐝𝐮 𝐜.𝐞𝐧𝐯, 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐀𝐚𝐫𝐡𝐮𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟕 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐞 de l'environnement. Celles-ci imposent qu’un débat public soit mené au plus vite sans attendre que les caractéristiques de chaque ouvrage envisagé soient connues avec davantage de précision que ce qui résulte des stipulations du contrat hôte olympique (CHO).
👉 Il est jugé que lorsqu’un projet comporte de façon indissociable la réalisation, par un même maître d’ouvrage, de plusieurs équipements, 𝐥𝐞 𝐜𝐨û𝐭 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭, 𝐜𝐞𝐬 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐨𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 pour apprécier si les seuil fixés par l’article R. 121-2 pour la saisine de la CNDP est atteint.
👉 Sur la 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 celle-ci est née de la "décision de construire l’ensemble des ouvrages prévus par le CHO". La signature d'un contrat emportant l'obligation de construire des infrastructures caractérise un risque pour l'environnement.
Vive la démocratie environnementale
Et n'oublions pas que la France a jusqu'au 24 avril 2026 pour démontrer au Comité d'Aarhus qu'elle a mis en oeuvre la mesure d'information et de participation du public prescrite par l'article 6 de la Convention (article repris par le TA de Marseille), suite à la décision de recevabilité du Comité d'Aarhus !
Quand le droit est au service d'une cause juste, c'est toute la démocratie qui en sort renforcée 🎉

La loi olympique a été voté le 14 janvier dernier à l'Assemblée Nationale, mais le texte est différent de celui voté par le Sénat, et il y a donc un passage obligatoire en commission mixte paritaire
😁 Une nouvelle chance pour nous pour interpeller de nouveau sur l'aberration et les risques que constitue cette loi. Car nous ne résoudrons pas à la laisser passer sans avoir tout tenter ! 😋
D'autant que ce projet d'accueillir les JOP 2030 est très très mal parti : depuis décembre 2025, la directrice des opérations, puis les 2 directeurs successifs de la sécurité, le directeur des partenariats et enfin le directeur de la communication ont tous démissionné du COJOP. Selon son président, Edgar Grospiron, c'est parce que celui-ci a une ambition très élevée 🤥.
Et puis il y a les collectivités locales qui, en voyant la facture arriver commencent à prendre peur et à taper du poing sur la table comme Monsieur Gaymard, président du département de la Savoie.
Alors, quand les feux sont tous au rouge, la seule décision à prendre c'est de tout arrêter et de ne surtout pas voter une loi qui a vocation à se soumettre complètement aux exigences du CIO ! 🤯
Nous avons besoin de vous ! plus nous serons nombreux-ses à interpeller les membres de la commission mixte paritaire, plus nous pourrons faire pression et prouver que ce projet JOP 2030 est loin d'avoir l'adhésion de la population.
Nous n'avons pas laissé dans la liste les adresses mails des député-es qui ont voté contre la loi et dont nous sommes sûr-es qu'iels défendront âprement nos positions, pour éviter qu'iels soient surchargé-es de mails 😇
👉🏼 le corps du mail à envoyer :
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Mesdames et Messieurs les membres de la Commission Mixte Paritaire
La loi olympique a été votée au Sénat en juin 2025 et vient de l’être devant l’Assemblée Nationale le 13 janvier dernier.
Cette loi pose de nombreux problèmes et en la votant, vous confirmez la perte de souveraineté de la France au profit du CIO.
La loi olympique Alpes françaises 2030 s’inscrit en continuité de décisions et choix volontaires engagés depuis plus de 2 ans par un nombre restreint de personnes et d’entités.
Les décisions de candidater d’abord pour les éditions 2034 ou 2038 des jeux, puis d’accepter la décision du CIO de porter la candidature pour les jeux 2030 et enfin, le choix délibéré, au cours du dialogue ciblé de novembre 2023 à juillet 2024 alors que la France était seule en lice, de se soumettre à l’intégralité des exigences du CIO[1] ont engagé la France dans un processus précipité où les délais très restreints emportent de lourdes conséquences pour notre démocratie.
En acceptant volontairement les exigences du CIO, les porteurs du projet JOP 2030 ont fait un choix libre et éclairé de signer un contrat olympique dont la plupart des obligations ne peuvent pas être tenues en l’état de notre cadre législatif et règlementaire. Ils ont donc fait le choix délibéré d’une dérégulation massive par le biais de la loi olympique et de restrictions de libertés fondamentales et de l’accès à la démocratie environnementale, au profit d’une association privée de droit suisse qui n’a dans notre droit aucune valeur légale.
L'utilisation systématique d'évènements sportifs pour adopter des lois spéciales, véritables chevaux de Troie d'expérimentation de mesures liberticides, de contrôle et de surveillance (comme pour la VSA), de dérégulation (comme pour le droit de l'environnement), de restriction de l'accès aux recours en justice et d'atteinte aux principes fondamentaux de notre République (égalité de tous·tes devant la loi et notamment devant l'impôt) est extrêmement préoccupant.
Le vote de cette loi constitue donc une étape de plus dans une conduite à marche forcée d'un projet mené dans la plus grande opacité, plaçant une fois de plus les citoyen-nes devant le fait accompli. Le vote de cette loi participe grandement à l'affaiblissement de notre État de droit, notamment en l'absence de toute possibilité d'expression citoyenne sur la pertinence du projet et en l’absence d’accès aux informations essentielles pour la population mais aussi pour les élu·es amené·es à voter des décisions portant sur ce projet.
On ne peut que s’étonner que la « maquette des ouvrages olympiques dans son schéma préférentiel, pièce essentielle à l’évaluation des impacts environnementaux et des budgets et risques de dérapages budgétaires, n’ait été communiquée par la SOLIDEO qu’à la suite de l’injonction qui lui a été faite par le Tribunal Administratif de Marseille. Cette maquette montre que les seuils de saisine, tant facultative (230 millions d’€) qu’obligatoire (460 millions d’€), de la CNDP pour les équipements sportifs ou touristiques, sont largement dépassés, puisque le montant total des infrastructures rentrant dans cette catégorie s’élève à plus de 1, 047 Milliard d’€.
Cette loi ne peut permettre les dérégulations et atteintes aux droits que sur la base d’un intérêt général qui n'a jamais été débattu et n'est pas démontré. Elle va à l'encontre des accords et recommandations en matière environnementale, climatique et de la transition des territoires de montagne. Elle ne respecte ni le droit international ni notre constitution conduisant le Comité d’Aarhus à déclarer recevable l’action engagée contre la France. Le Tribunal Administratif de Lyon instruit une demande d’annulation du contrat olympique. Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en référé devrait statuer très prochainement sur la demande visant à la mise en œuvre de la mesure d’information et de participation du public.
Cette loi intervient alors que les difficultés de gouvernance sont légions et sont révélatrices d’un projet mal ficelé, hyper politisé et totalement opaque : Bisbilles internes, démission de la directrice des opérations et de deux directeurs de la sécurité[2], du directeur des partenariats[3] et tout récemment du directeur de la communication au sein du COJOP, inimitiés, incapacité à se mettre d’accord sur les sites et sur la répartition des financements, difficulté à contenir le dérapage budgétaire et tensions liées à l’externalisation de nombreux coûts envers les collectivités territoriales autres que les régions etc. A tel point que la ministre des sports a demandé des explications claires sur la gouvernance du COJOP, la nouvelle démission suscitant de « réelles préoccupations »[4] .
En votant la loi olympique, présentée comme un passage obligé, vous contribuez :
En conséquence de quoi, nous demandons à ce que cette loi olympique ne soit pas votée. Vous engagez votre responsabilité personnelle et celle de vos groupes parlementaires.
[1] Voir le courrier de Gabriel Attal au CIO de mars 2024 que nous tenons à votre disposition
[2] Voir l’article du Canard Enchaîné du 07 janvier 2026
[3] Voir l’article du Parisien du 23 janvier 2026
[4] Voir l’article du Monde du 23 janvier 2026
"
👉🏼 la liste des adresses mails :
m.jourda@senat.fr ; jm.arnaud@senat.fr ; m.berthet@senat.fr ; p.gruny@senat.fr ; l.harribey@senat.fr ; m.weber@senat.fr ; c.pellevat@senat.fr ; p.demas@senat.fr ; j.eustache-brinio@senat.fr ; c.kern@senat.fr ; p.kanner@senat.fr ; p.schillinger@senat.fr ; c.cukierman@senat.fr ; b.fialaire@senat.fr ; alexis.jolly@assemblee-nationale.fr ; tiffany.joncour@assemblee-nationale.fr ; bertrand.sorre@assemblee-nationale.fr ; christophe.proenca@assemblee-nationale.fr ; alexandre.portier@assemblee-nationale.fr ; romain.daubie@assemblee-nationale.fr ; julien.odoul@assemblee-nationale.fr ; veronique.riotton@assemblee-nationale.fr ; valerie.rossi@assemblee-nationale.fr ; joel.bruneau@assemblee-nationale.fr
❤️❤️ Un immense merci à vous ❤️❤️

🙄 Alors que le Comité d’Aarhus vient d’envoyer un sérieux avertissement à la France qui n’a toujours pas organisé de mesure d’information et de participation du public sur L’ENSEMBLE du projet d’accueillir des jeux et tant que la possibilité de ne pas les organiser est ouverte, le gouvernement et Mme la Ministre des sports en tête, viennent, pour toute réponse, d’accélérer le calendrier des débats et du vote de la loi olympique.
Cette loi qui vise à respecter des obligations totalement aberrantes vis-à-vis du CIO va contribuer à démanteler notre droit de l’environnement, de l’urbanisme, du travail et à restreindre nos libertés, tout ça pour une organisation de droit suisse à but non lucratif mais à activités très rentables.
La loi prévoit également des mesures de concertation allégées, infrastructure par infrastructure avec des délais et possibilités d’action en justice restreintes. Bien loin d’offrir la possibilité de débattre de la réelle pertinence du projet et d’opter pour une alternative visant à ne pas accueillir les jeux, ces mesures de concertation contribuent à bafouer le principe même de démocratie environnementale qui est défendu par la Convention d’Aarhus.
Cette fuite en avant pour continuer la politique du fait accompli pour les JOP 2030 ne peut pas cacher l’aberration de ce projet.
De nombreuses voix, jusque chez des biathlètes olympiques comme Emilien Jacquelin, commencent à publiquement interroger la pertinence de ces jeux dans nos Alpes
Alors un petit clic pour un déclic, participez à la campagne d’interpellation massive de la ministre des sports et contribuez à rétablir la démocratie environnementale

Soirées ou journées débats dans les Alpes du Sud et du Nord avec différentes associations partenaires telles que Mountain Wilderness, le CAOJOP, les Escartons Autrement, le collectif Fier Aravis, formations et participation à des colloques au Sénat ou à l'Assemblée nationale, rando-vélo au COJOP ou au CIO, 2025 a été intense mais sacrément fructueuse 🥳🥳
Au travers des très nombreux articles de presse et passages dans les médias, des auditions à l'assemblée nationale dans le cadre du projet de loi olympique, le sérieux de notre travail a été unanimement apprécié !
Et grâce à nos avocats, Marion Ogier, Jérôme Graefe et Clément Feulié, dont les compétences, l'audace et la solidité ne peuvent qu'être saluées, nous avons franchi des étapes décisives dans nos recours :
👉🏼 une décision de recevabilité préliminaire devant le Comité Aarhus chargé de vérifier que les pays signataires de la convention d'Aarhus respectent bien les obligations en matière de démocratie environnementale nées de cette convention. Cette décision de recevabilité est un véritable coup de tonnerre dans le monde de l'Olympisme selon la Radio Télévision Suisse
👉🏼 une belle avancée dans nos procédures devant les Tribunaux Administratifs de Lyon en annulation du contrat olympique et de Marseille en demande de mise en oeuvre de la mesure d'information et de participation du public tant que des alternatives sont possibles, mesure garantie à la fois par la convention d'Aarhus et par notre constitution. Ces deux juridictions, à la suite de la décision du Comité d'Aarhus ont enjoint nos adversaires de nous répondre dans des délais restreints.
Malgré nos campagnes d'interpellation des député-es, la loi olympique est en passe d'être votée. Le vote solennel aura lieu le 6 janvier 2026. A la lueur de nos arguments et analyses une motion de rejet a été brillamment défendue et soutenue par différents députés. Vous pouvez retrouver la vidéo ICI.
Mais la 3ème garantie financière destinée à combler le futur déficit du COJOP et inscrite dans le projet de loi de finance 2026 n'est pas votée. Un nouvel écueil dans ce projet mal ficelé, mal gouverné, où l'opacité et la captation du processus décisionnel par une poignée de personalités politiques fait grincer des dents et même plus : démission de la directrice des opérations au sein du COJOP, retrait du président de la Savoie des discussions avec le COJOP, inimitiés non dissimulées au sein de la gouvernance, retards etc. on ne compte plus les problèmes qui s'accumulent depuis des mois.
Alors, quand rien ne va, quand il n'y a pas l'argent, qu'il n'y a pas de consultation de la population qui réalise de plus en plus l'aberration de ce projet, il est encore temps de revenir à la raison et de sortir la tête haute.

Jamais l’absence de participation du public dans le processus d’organisation des Jeux Olympiques n’avait été contestée devant l’ONU par la société civile.
Suite à l'audience du 18 novembre à Genève, le Comité d'Aarhus a jugé notre recours recevable.
L'Etat français a jusqu'à fin avril pour prouver qu'elle a bien organisé une mesure d'information et de participation du public sur l'ensemble du projet JOP 2030, selon des modalités conformes aux exigences de la Convention d’Aarhus.
En effet, le public doit être associé dès le début du processus d’organisation, à un moment où toutes les options étaient encore ouvertes — y compris celle de débattre de l’opportunité même de ces Jeux Olympiques dans les Alpes en 2030.
Grâce à l'audience et à la décision de recevabilité, nous avons pu remettre la démocratie environnementale au centre du projet d'accueil des jeux olympiques et paralympiques dans les Alpes.
Un grand merci à toutes les personnes présentes à Genève pour une manifestation dans la joie, à toutes les personnes et organisations qui nous soutiennent et suivent nos actions !
Vous voulez tout savoir de la procédure ? Elle est accessible ici

Malgré nos demandes réitérées de rendez-vous auprès du CIO, nous, Collectif Citoyen JOP 2030, Jean-François Coulomme député de Savoie, Claudie Ternoy, Fabienne Grebert et Pierre Janot, conseillers régionaux à la région AURA accompagné.es de représentant.es de Mountain Wilderness et d’une vingtaine de citoyen.nes français.es et suisses, nous sommes heurté.es à des portes résolument closes au siège de l’organisation internationale lors de notre déplacement ce vendredi 24 octobre 2025.
Ce nouveau déplacement, à vélo depuis Genève pour certain.es avait pour objectif de porter au CIO, une torche éteinte, symbole d’une flamme olympique irrémédiablement perdue, ainsi qu’une nouvelle demande de caducité du projet JOP 2030, caducité qui constitue la seule décision responsable que doivent prendre les porteurs du projet et le CIO.
Le refus de dialogue de la part du CIO, au mépris des principes mêmes olympiques de fraternité et de rapprochement des peuples s’inscrit dans la continuité du déni démocratique qui affecte le projet JOP 2030 et s’ajoute au refus de toute consultation et participation du public en infraction avec la convention d’Aarhus et notre charte de l’environnement.
C’est donc interdit.es d’entrer dans le sancto sanctum olympique et confiné.es au parvis que nous avons remis à Monsieur Noyelle, responsable de communication médias au CIO, notre demande officielle de caducité du projet JOP 2030. Après avoir écouté nos revendications, Monsieur Noyelle s’est refusé à toute discussion.

Jamais l’absence de participation du public dans le processus d’organisation des Jeux Olympiques n’avait été contestée devant l’ONU par la société civile.
Le Comité d'Aarhus que nous avions saisi au mois d'avril vient de rendre publique la procédure et une première audience est fixée pour le 18 novembre prochain à Genève.
Comme toutes les audiences des organes des Nations Unies, cette audience peut être suivie en ligne à partir de 10h en se connectant lien suivant : https://listen-live.unog.ch/en/index.html
Cette audience sur la recevabilité marquera une étape décisive : si notre action est jugée recevable, la France devra répondre officiellement de ses manquements à la Convention d’Aarhus, pour ne pas avoir permis au public d’être associé dès le début du processus d’organisation, à un moment où toutes les options étaient encore ouvertes — y compris celle de débattre de l’opportunité même de ces Jeux Olympiques dans les Alpes en 2030.
La décision de recevabilité pourra être rendue le mercredi 19 novembre à 16h30 au cours d'une audience qui peut être suivie en direct sur le même lien : https://listen-live.unog.ch/en/index.html
Vous voulez tout savoir de la procédure ? Elle est accessible ici

Le Collectif Citoyen JOP 2030 rassemble des citoyennes et citoyens engagé.es en faveur de la démocratie et de la transparence de la vie publique.
Nous alertons nos concitoyennes et concitoyens, nos élu.es sur les enjeux environnementaux, sociaux, économiques, financiers et juridiques de la candidature aux JOP 2030 et plaidons en faveur du respect de la démocratie et de notre État de droit.

Vous trouvez que les JOP 2030 dans les Alpes françaises sont une
aberration écologique et une gabegie financière ?
Vous êtes frustré.es de ne pas avoir été consulté.es sur ce projet ?
Vous ne voulez pas vous résigner et voulez agir mais vous ne savez pas comment ?
Bonne nouvelle, OUI, il est encore possible et temps d’agir !
Pour cela, rejoignez-nous !
Nous ?
Le collectif citoyen JOP 2030 composé de citoyennes et citoyens engagé.es en
faveur de la démocratie et de la transparence de la vie publique.
A ce titre nous :

Quand ?
Maintenant !
Il faut agir vite, avant que les lois olympiques soient votées et nous privent de toute possibilité d’alternative
Comment ?
Pour connaitre notre prochaine action, cliquez ici
Exemple d'action récente : le 16 mai 2025 nous avons organisé la Vélo-COJOP à Lyon.

Dans la bonne humeur, nous avions rallié à vélo Le COJOP (situé à Décines, à l'est de Lyon), à l’issue d’un tracé dans Lyon qui nous a permis de rallier également l’hôtel de Région AURA et l'hôtel de ville, afin de remettre au Président de Région AURA, Monsieur PANNEKOUCKE, et au Président du COJOP, Monsieur GROSPIRON, notre péti-motion "JOP 2030 : DEMANDE DE SUSPENSION DU CONTRAT OLYMPIQUE". Nous avons organisé une conférence de presse à l'issue de notre rendez vous avec les 2 représentants du COJOP, dont le chef de cabinet de Monsieur GROSPIRON.
Voici le film de cette journée :
Pour autant, notre pétition reste toujours d'actualité, elle est toujours accessible à la signature.
En effet, le combat continue, les futures lois olympiques seront votées dans le second semestre 2025 !!!
Plus nous sommes nombreux.ses,
plus nous avons de chances
de faire entendre nos voix
et faire valoir nos droits
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Opération JOP 2030 - Centre social du Centre ville - Rue Pasteur prolongée - 05000 GAP