Michel Barnier, pris dans la tourmente du conflit d’intérêt ?
Publié le : 23 avril 2025 à 06h35

23/12/2024
Peu de temps après son arrivée à Matignon, Michel Barnier, “M. JO 1992” a signé les garanties financières exigées par le CIO pour les JOP 2030.
Ces garanties, intégrées à hauteur de 570 millions € dans l’article 54 du PLF viennent d’être votées par le Sénat.
Peu avant son départ de Matignon, M. Barnier, à la demande insistante du CIO a adressé un courrier aux inspections générales des finances, des sports et de l’environnement pour faire accélérer le dossier JOP 2030.
Et quelques jours après il était nommé par le CIO pour une mission “bénévole” d’un mois pour finaliser le COJOP.
Une situation qui n’a échappé ni au Canard Enchaîné ni à Reporterre !
https://www.lecanardenchaine.fr/sport/49746-sortie-de-piste-pour-barnier
https://reporterre.net/JO-d-hiver-2030-Michel-Barnier-accuse-de-conflit-d-interets

JO d’hiver 2030 : Michel Barnier accusé de conflit d’intérêts
Article Reporterre du 23/12/2024
Vendredi 20 décembre, le député de la Savoie Jean-François Coulomme (La France insoumise) a chargé Michel Barnier. Dans une lettre adressée à la procureure de Paris, que Reporterre a pu consulter, l’élu invite la magistrate à se pencher sur un éventuel « délit de prise illégale d’intérêts ».
Un poste accepté 5 jours après sa démission
Et pour cause : lors de son passage à Matignon, le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République a signé la lettre assurant le Comité international olympique de la garantie financière de l’État français. Avec un montant estimé à 900 millions d’euros, ce document a définitivement acté de la qualité d’hôte des Alpes françaises pour les Jeux d’hiver 2030. L’ancien Premier ministre connaît bien les JO d’hiver, puisqu’il avait piloté la dernière organisation de la compétition en France, en 1992 à Albertville (Savoie).
En acceptant une mission à la tête du comité d’organisation cinq jours seulement après avoir quitté ses fonctions, « Michel Barnier n’a pas attendu le délai légal de trois ans pour intégrer une entreprise privée avec laquelle il avait contracté », déplore Jean-François Coulomme.
Depuis la fin des Jeux parisiens, l’encre n’a eu de cesse de couler au sujet de la désignation du président du comité d’organisation pour 2030, le « Tony Estanguet des montagnes ». Pour l’heure, soutenue par Emmanuel Macron, la légende du biathlon Martin Fourcade semble l’option la plus probable. Un scénario qui déplaît fortement à Laurent Wauquiez, l’ex-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en passe de perdre son leadership. Pour disqualifier Fourcade, l’entourage du député Les Républicains dénonce un potentiel conflit d’intérêts en lien avec les sponsors du sextuple champion olympique, comme le relate Le Monde.
